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« Les victimes de crimes politiques, commis sous l'apartheid, attendaient ce moment depuis cinq ans. Quelques semaines après la publication du rapport final de la commission Vérité et réconciliation (TRC), le gouvernement de Pretoria vient, enfin, de définir sa position sur les réparations de l'apartheid. Pourtant, les victimes sont déçues par l'annonce faite mardi au Parlement par le président sud-africain Thabo Mbeki. Elles se voient promettre 30 000 rands (environ 3 900 euros) chacune dans les mois qui viennent. À un an des élections générales, le chef du Congrès national africain (ANC) se devait de faire ce geste mais qui, jugé trop timide, suscite l'indignation. (…)
De plus, les 30 000 rands ne s'adressent qu'aux 22 000 victimes identifiées par la commission vérité et réconciliation alors que, comme l'a reconnu Thabo Mbeki lors de son discours, ils sont "des millions à avoir subi l'oppression". (…)
Face à ce vaste chantier qui reste à construire, le chef de l'État a assuré que "tout le monde devrait faire partie de la solution". Tout le monde, sauf les entreprises. La TRC avait bien proposé "une taxe exceptionnelle sur la fortune au monde des affaires et de l'industrie sud-africain" à cause de leur soutien au pouvoir blanc. Une telle mesure ne serait pas "correcte", a platement rétorqué Thabo Mbeki. Soucieux de ne pas froisser le secteur privé et surtout les investisseurs, il a également qualifié de "complètement inacceptables" les procès intentés par plusieurs groupes de victimes contre les multinationales accusées de complicité avec l'apartheid. Il préfère s'en remettre aux contributions volontaires, ainsi qu'à la politique de black empowerment (prise de pouvoir économique des Noirs) qui profite pourtant plus à une nouvelle élite qu'à la majorité. Les patrons applaudissent. Au grand dam des victimes. »
(extraits d’un article de Chrystelle Carroy, L’Humanité 30 avril 2003).
Complicités bactériologiques autour du “Dr. Death” Au terme de 30 mois de procès, le docteur Basson a été acquitté, le 12 avril, de la totalité des 46 charges dont il était inculpé : dix huit d'entre elles concernaient des meurtres, agressions, intimidations et conspirations, vingt quatre autres des vols, fraudes et détournements (pour un montant de US$ 4,5 mns) et trois la possession d'ecstasy. Il avait été arrêté, en 1997, alors qu'il transportait de la drogue dans sa voiture et relâché immédiatement (Courrier international, 2 février 2002)
Début difficile pour les procès de l'apartheid : La bataille juridique s'annonce ardue pour les milliers de victimes de l'apartheid en Afrique du Sud qui accusent des multinationales de complicité avec le régime et réclament 100 milliards de dollars de réparations (Courrier international, 24 novembre 2003).
Bibliographie
Dr la Mort. Enquête sur le bio-terrorisme d’État en Afrique du Sud : L'affaire Wouter Basson par Tristan Mendès-France
Il n'y a pas d'avenir sans pardon par Desmond Tutu
Apartheid : l'aveu et le pardon par Sophie Pons : le travail de la commission Réconciliation et vérité (1995-1998)
L'idée de réconciliation dans les sociétés multiculturelles du Commonwealth. L'exemple de l'Afrique du Sud, de l'Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande dans les années 1990
Pacifications, réconciliations : un numéro de la revue Culture et conflit
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Robben island : l’île qui servi de prison à Nelson Mandela et à bien d’autres, aujourd’hui transformée en musée (angl.)
Le site de la police sud-africaine
Des informations sur le statut des femmes en RSA
Le site officiel de la Commission de vérité et de réconciliation (Truth and Reconciliation Commission)
Le HRC (Human rights commitee) d’Afrique du Sud
LHR, Lawyers for Human Rights
ONG défendant les droits de l’homme en RSA depuis 1979.
HSRC (Human sciences research council)
The Helen Suzman Foundation
Promouvoir la liberté démocratique en Afrique du sud et australe.
La femme en Afrique du Sud (Fraternet, juillet 1999)
« Rape Town », la capitale du viol : En Afrique du Sud, les femmes prennent conscience qu’elles peuvent lutter contre le fléau du viol, en particulier à « Rape Town », surnom donné à la ville du Cap en raison des très nombreux cas d’agressions sexuelles qui y sont enregistrés (Courrier international, juillet 2003).
Wouter Basson, le plus terrible tortionnaire de l'apartheid, dont les crimes sont, à ce jour, restés impunis.
Un poison nommé W. Basson : Acquitté et réintégré dans l'armée, l'ancien chef du programme d'armes chimiques et bactériologiques de l'Afrique du Sud largement testé sur les noirs pendant le régime de l'apartheid nargue la mémoire de ses victimes… (Par Alain N., 26 juin 2003, Grioo)
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