L’albanais s’écrirait depuis le XIIIe siècle, mais le plus ancien texte conservé ne date que du XVe siècle.
Au XVIIe siècle s'est développé une littérature dans le nord catholique de l'Albanie. En 1695, Pjetër Budi publi un premier Dictionnarium lation-epiroticum, écrit en caractères latin. Au siècle suivant, c'est dans le Sud que s'est développée une littérature en dialecte tosque et écrite en caractère arabe.
L'orthographe de l'albanais n’a été standardisée qu’après la Seconde guerre mondiale par les autorités communistes. En 1972, le congrès de Tirana, réunissant des intellectuels d’Albanie, mais aussi du Kosovo a adopté une profonde réforme de l’orthographe. Cet albanais standard adopté officiellement par Tirana et Pristina est basé sur le dialecte tosque, parlé dans la moitié sud de la république d’Albanie. Au yeux de certains intellectuels albanais, l’unification de la langue albanaise est la seule réalisation vraiment positive de la dictature communiste. D'autres au contraire, regrettent que cette langue littéraire créée au XXe siècle ne prenne pas assez en compte le dialecte guègue et prône une nouvelle standardisation de la langue commune afin que les Albanais du Nord puissent, eux aussi, s'y reconnaître.
En 1908, l’alphabet latin s'est définitivement imposé pour écrire d'albanais.