L’Autriche dont l’identité politique est encore mal établie fête peu d’événements de son histoire. C’est un des rares pays à ne pas commémorer ses changements de régime. Il est vrai qu’entre la chute de la monarchie en 1918, dont certains aujourd’hui cultivent la nostalgie et la chute du régime nazi en 1945, dans les bras duquel nombre d’Autrichiens se sont jetés, aucune date ne faisait l’unanimité. Quant aux dates plus anciennes, elles auraient fait référence à un Empire multinational qui a peu à voir avec l’Autriche d’aujourd’hui.
La fête nationale autrichienne est le 26 octobre. C’est la date anniversaire du vote de la loi relative à la neutralité permanente de l’Autriche en 1955.
L’Autriche avait été, en 1945, occupée par les Alliés et partagée en quatre zones d’occupation, comme l’Allemagne. Vienne était, alors, coupée en deux comme Berlin. Brusquement, deux ans après la mort de Staline (1953), l’URSS un peu désemparée voulut faire un geste de bonne volonté envers l’Ouest afin d’entamer une période de détente. Ce fut la grande chance de l’Autriche, puisque les Soviétiques acceptèrent de signer la paix (ils ne n’ont fait avec l’Allemagne qu’en 1990) et retirèrent leurs troupes contre une simple promesse de sa part : sa stricte neutralité. Le Traité d’État entre les deux pays fut signé en mai 1955 et la neutralité adopté par l’Autriche sous forme de loi constitutionnelle le 26 octobre 1955. Perçue comme un événement fondateur : l’apparition de l’Autriche sur la scène internationale avec un rôle à jouer (le trait d’union entre les deux bloc), cette date sera choisie plus tard comme celle de la fête nationale. Le maintien de cette stricte neutralité est aujourd’hui un débat fondamental de la scène politique autrichienne qui a notamment empêché en octobre 1999 la reconstitution d’une grande coalition gouvernementale SPÖ-ÖVP. Le SPÖ milite pour la défense de la neutralité alors que l’ÖVP, et son allié le FPÖ, sont partisans d’une intégration de l’Autriche à l’OTAN.
Les autres fêtes et commémorations
1er mai – fête du travail (férié).
5 mai – Journée de commémoration contre la violence et le racisme, la mémoire des victimes du national-socialisme. Cette date, fêtée pour la première fois en 1998, est la date anniversaire de la libération du camp de Mauthausen en 1945, c’était le principal camp d’extermination nazi situé en territoire autrichien. (non férié)
Les fêtes religieuses catholiques
Elles sont particulièrement nombreuses à être fériées en Autriche : Épiphanie (6 janvier), Pâques et lundi de Pâques, Ascension, Pentecôte et lundi de Pentecôte, Fête-Dieu (25 juin), Assomption (15 août), Toussaint (1er novembre), Immaculée Conception (8 décembre), Noël (25 décembre), Saint Étienne (26 décembre).
Le 1er janvier est également jour férié.
Fêtes traditionelles et touristiques
Le premier dimanche de mai est l'occasion d'un événement sportif à tonalité traditionnelle, le Gauderfest à Zell am Ziller (Tyrol). Doyenne des « Fêtes de vallée » de la Ziller, elle perpétue la tradition du « Rangeln », un jeu de lutte qui remonte au Moyen Age.
Les barres des splendeurs (Prangstangen) de Zederhaus et Muhr.
Sans doute un des plus beaux événements traditionnels du Lungau : la présentation des barres des splendeurs, qui a lieu à Zederhaus à la Saint Jean, le 24 juin et à Muhr à la fête de Pierre et Paul, le 29 juin. Ces barres sont des colonnes fleuries.