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L’allemand est la langue officielle de l’Autriche et la langue de 98 % des Autrichiens. Il est marqué par de nombreux austrianismes.
L’Autriche fut à la tête d’un immense empire multi-ethnique et pluri-linguistique. Par son rayonnement, la métropole viennoise a joué le rôle d’un véritable creuset linguistique et culturel. Un tiers de la population actuelle de Vienne est formé des descendants de ces milliers de provinciaux slaves, hongrois, juifs, italiens… qui parlaient autant de langues qu’il y avait de nationalités dans l’empire. L’empire a disparu et la germanophonie, avec ses nuances viennoises, a aujourd’hui recouvert toute cette diversité. Il en reste de nombreux patronymes comme : Kreisky (un juif de Moravie), Sinowatz (d’une famille croate), Vranitsky (d’origine tchèque), Klima… Cette liste est celle des prédécesseurs de Schüssel à la tête du gouvernement autrichien.
Les minorités linguistiques restent marginales et souvent mal perçue par la majorité des Autrichiens.
- Le slovène est parlé à des degrés divers par 2 à 8 % de la population de la Carinthie (soit 15 à 50 000 personnes). Il existe plusieurs dizaines d’écoles bilingues, mais les autorités du land, dirigé par Jörg Haider, cherche à obliger les familles à choisir l’une ou l’autre des deux langues pour l’enseignement de leurs enfants. Ce qui marginalisera la langue slovène.
- Le serbo-croate est parlé par quelque 20 000 habitants de Styrie et du Burgenland.
- Le hongrois est la langue de quelques milliers d’habitants du Burgenland.
- Le tchèque est un peu parlé dans le nord de l’Autriche.
- Le turc et le Kurde sont les principales langues importées récemment en Autriche. (voir la fiche sur l'immigration).
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