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La Corée a connu une histoire politique assez mouvementée : trois dictatures depuis 1948. Ce n’est qu’en 1985 que l’interdit a été levé sur les opposants politiques et que le régime a commencé à se démocratiser. Pendant très longtemps toutes références au communisme et même au socialisme ont été proscrites si bien qu’aujourd’hui le clivage gauche-droite commence seulement à s’esquisser.
L’élection présidentielle de décembre 2002 a révélé une Corée majoritairement réformiste. Ce qui était une première dans le pays. Cette tendance a été confirmé en 2004 par la nette victoire d'une jeune formation de gauche : Uri.
Uri formation de centre-gauche formée en 2003 de dissidents du PDM. C'est le seul parti a soutenir le président Roh Moo-hyun. Uri est le grand gagnant des législatives d'avril 2004 : 152 sièges (contre 47 sortants) sur 299.
GPN, Grand parti national (HD, Hannara Dang ) : parti conservateur dirigé par Mme Park Geun-hye, la fille du dictateur Park Chung-hee. C’était la première force du pays (39 % des voix en 2000 et 133 sièges) jusqu'à son échec électoral d'avril 2004 : 121 sièges. Par rapport à Kim Dae-jung, comme Roh Moo-hyun, le parti se situait dans l’opposition. (GNP : sigle en anglais)
PDT, Parti démocratique du travail : petite formation de gauche fondée récemment et épaulée par la KCTU (la Confédération des syndicats coréens, 600 000 membres). Le PDT connaît des succès crossant : 1,2 % à la présidentielle de 1997, puis 4 % obtenu par son représentant en 2002, Kwon Young-ghil. Le PDT avait obtenu 3,7 % des voix aux législatives d’avril 2000 et 2 sièges. Son score était de 8,1 % des suffrages lors des élections régionales au mois de juin 2002. En avril 2004, il obtenient 10 sièges et se position comme troisième parti coréen avec 13 % des voix. C'est la première fois dans l'histoire de la Corée qu'un parti représentant le monde ouvrier et paysan obtient un tel poids politique.
UDL, Union démocrate libérale (JMY, Jayu Minju Yonmaeng : parti dirigé par un vieux politicien très contesté, Kim Jong-pil (qui a joué un rôle important sous divers régimes autoritaires). Plutôt conservateur, l’UDL a appartenu à la majorité présidentielle de 1997 à février 2000. Il a obtenu 9,8 % en 2000 et 17 sièges, mais en a perdu 3 en 2001 lors de partielles. (ULD : son sigle en anglais)
PDM, Parti démocrate du millénaire (MD, Minju Dang ) : parti de centre-gauche, c’était la formation des président Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun. Il a renouvelé la vie politique sclérosée de la Corée avant de passer à l'opposition au président Roh et de prendre l'initiative de sa destitution. Les électeurs ne l'on pas suivit de 115 siège en 2000, le PDM n'en a obtenu que 9 en avril 2004. (MDP : son sigle en anglais). Il est vrai que sa fronde contre le président Roh Moo-hyun qui avait provoqué une scission qui a donné naissance à Uri. En 2003, le PDM n'avait plus que 62 députés.
Petites formations
Parti progressiste de la Jeunesse (0,7 % en 2000 - aucun siège)
Nouveau parti coréen de l'espoir (0,4 % en 2000 - 1 siège)
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Les partis politiques : petit historique depuis 1951 (fr.)
Le GPN (cor.-angl.) : le grand parti conservateur
Soe Chung-won
L’ULD (angl.) : petit parti « charnière »
Kim Jong-pil
Le PDM (cor.-angl.) : la formation présidentielle, de centre-gauche
Han Hwa-gap
Le PDT (DLP en anglais) (cor.)
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