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Mis à part les projets fous des ultras nationalistes qui rêvent d’une frontière croate sur la Drina, c’est-à-dire englobant la Bosnie-Herzégovine sous prétexte que les Musulmans seraient des Croates islamisés. Mis à part l’ambition d’une grande Serbie qui irait jusqu’à Karlovak et absorberait la Dalmatie et la Slavonie orientale. Mis à part aussi, cette poignée d’Italiens irrédentistes et nostalgiques qui ont cru que l’éclatement de la Yougoslavie communiste leur permettrait de reprendre pied en Istrie et en Dalmatie… il n’y a plus de contestations territoriales importantes à propos du territoire de l’actuelle Croatie, seulement des contentieux mineurs avec tous les pays voisins sauf la Hongrie. Le plus important concerne une petite péninsule (Prevlaka).
La péninsule de Prevlaka : c’est l’extrémité méridionale du territoire de la république de Croatie, c’est aussi une bande terre qui commande l’entrée des Bouches de Kotor ce port naturel exceptionel du Monténégro. C’était un territoire militaire occupé par l’armée yougoslave dont a hérité l’armée serbe. Il est aujourd'hui occupé par une mission de l'ONU.
« La péninsule de Prevlaka, une étroite bande de terre qui s'avance dans l'Adriatique, à l'extrémité sud de la Croatie, est revendiquée à la fois par la Croatie et la République fédérale de Yougoslavie. Il s'agit d'un endroit stratégique qui contrôle l'entrée des bouches de Kotor, où sont situées les deux bases navales les plus importantes de la Yougoslavie. Sous Tito, la région appartenait à une zone militarisée inhabitée de la Yougoslavie. Le 25 juillet 1991, la Croatie a proclamé son indépendance et décidé d'exercer sa souveraineté sur tout le territoire se trouvant à l'intérieur de ses limites administratives, y compris Prevlaka. L'Armée nationale yougoslave a alors tenté, mais sans succès, de reprendre la péninsule, et a bombardé la ville de Dubrovnik. Elle a été mise en déroute par suite d'une attaque amphibie des forces croates. Un cessez-le-feu est intervenu en février 1992 à la faveur d'une intervention de l'ONU. Depuis, différentes missions de l'ONU ont été mandatées pour démilitariser la péninsule et obtenir le retrait de toutes les armes lourdes dans un périmètre de cinq kilomètres de part et d'autre de la frontière séparant la Croatie de la Yougoslavie. La MONUP a compté une vingtaine d'observateurs militaires, dont le quartier général se trouvait à Dubrovnik ». (Extrait du site de l'armée canadienne). Un accord a finalement été trouvé fin 2002 entre Zagreb et belgrade. La mission de ma Monup a pris fin au 31 décembre 2002.
Un autre litige, maritime celui-là, concerne la baie de Piran entre la Slovénie et la Croatie (voir la fiche sur les frontières).
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