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Le président de la république est Stipe Mesic (HNS) depuis le 7 février 2000. Il a été réélu en janvier 2005 au second tour de scrutin avec 2/3 des voix face à Jadranka Kosor, vice-Premier ministre sortant et candidate de l'Union démocratique croate (HDZ, conservateurs).
Stipe Mesic (ou Stjepan Mesiç) est né en 1934 à Orahovica (Slavonie). Il commence sa carrière au sein de la Ligue des communistes (le parti au pouvoir à l’époque de Tito) dont il est député de 1966 à 1971, année où il participe au « Printemps croate » ce qui lui vaudra un an d’emprisonnement. Il fait ensuite une carrière de Juriste d’entreprise (d’État). En 1990, il est secrétaire du HDZ et Premier ministre du premier gouvernement croate. Il sera ensuite le dernier président de la Yougoslavie de Tito (jusqu’en décembre 1991). Après l’indépendance de la Croatie, il est président du Parlement jusqu’en 1994, date de sa rupture avec le HDZ du président Tudjman en raison de sa politique en Bosnie. Il fonde alors le HND (Démocrates Indépendants de Croatie), parti qu’il quitte en 1997 pour le HNS dont il devient le vice-président.
« À la tête de l'Etat, Mesic a su depuis un an se démarquer du Premier ministre HDZ, Ivo Sanader, prenant ainsi fait et cause pour la liberté de la presse en défendant un journaliste qui affirmait avoir fait l'objet d'un interrogatoire abusif par des officiers du contre-espionnage. Il a aussi continué à pourfendre la corruption, soulignant l'échec des commissions d'enquête créées pour faire la lumière sur les « privatisations frauduleuses » de l'ère Tudjman.
Sa bonhomie apparente lui assure une réelle popularité d'autant que ce juriste sait aussi bien manier le parler vrai que l'art du symbole. Il a normalisé les relations avec Belgrade après le renversement de Milosevic, en octobre 2000. Et n'a pas hésité à venir déposer contre lui au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Un geste lourd de sens car, à la différence de bon nombre de ses concitoyens, il s'est déclaré en faveur d'une coopération avec cette juridiction, y compris pour des accusés croates mis en cause. » (extrait d'un article Marc Semo, Libération, 3 janvier 2005)
Le président de la république de Croatie (Predsjednik) est élu pour 5 ans au suffrage universel direct à deux tours. Il n’est rééligible qu’une fois. Il jouit de prérogatives importantes (nomination du Premier ministre, peu dissoudre l’assemblée). C’est le chef des armées. Il réside au palais de Pantovscak, sur les hauteurs de Zagreb.
L’objectif du gouvernement Racan est de parvenir à une réduction des pouvoirs présidentiels, pour faire évoluer la Croatie vers un régime parlementaire.
Prochaines élections présidentielles : décembre 2009
Le précédent président
Franjo Tudjman a été nommé en mai 1990, élu en août 1992, puis réélu en juin 1997. Il est mort le 10 décembre 1999. Vlatko Pavletic a assuré les deux mois d’intérim.
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Le site du Président : biographie, discours, cabinet (avec bio), photos des visites à l’étranger, historique et visite virtuelle de la présidence, chaque pièce est visible en panoramique (360°) (croate-angl.).
Stipe Mesic a obtenu 49 % des voix au 1er tour des présidentielle du 2 janvier 2005 face à la conservatrice Jadranka Kosor (20 %)
« Watergate » en Croatie : les services secrets ont surveillé le Président Mesic. Une affaire d’espionnage a avivé la tension entre le président Stjepan Mesic et le Premier ministre Ivo Sanader, au point de susciter la crainte d’une crise constitutionnelle (Le Courrier des Balkans, décembre 2004)
L'ancien président Tudjman
La biographie officielle de Franjo Tudjman (angl.)
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