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  Grèce
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Il est marqué depuis 1974 par une très forte bipolarisation (droite-gauche) et par la domination de deux forces politiques faisant jeu égal et qui à elles seules totalisent plus de 85 % des voix :

Le PASOK (socialiste), au pouvoir de 1993 à 2004. Jusqu'en 1996 avec sa tendance populiste et eurosceptique menée par Andréas Papandréou, puis avec son courant rénovateur et pro-européen, sous la conduite de Costas Simitis (43,8 % des voix au législatives d'avril 2000). Début 2004, Georges Papandréou a pris la direction du parti, mais sa popularité n'a pas suffit pour remporter les législatives de mars (40,5 % des voix et 117 sièges). Il est aujourd'hui le chef de l'opposition. Aux européennes de juin 2004, le PASOK a encore accusé le coup avec un score de 34 %.

« Fils aîné du fondateur du Pasok, Andréas Papandréou, et petit-fils du dirigeant du gouvernement d'Unité nationale (1944) de l'après-guerre, Georges Papandréou, l'homme fait figure, à 51 ans, de chef de file des modernistes au sein du Pasok. Né aux Etats-Unis, il a fait ses études en Suède et à Londres. Membre du Pasok depuis le retour à la démocratie en 1974, il s'était très vite démarqué des postures populistes et démagogiques de son père. Aujourd'hui, son discours "nouvelle gauche" est inédit dans un pays où les clivages idéologiques et politiques demeurent très traditionnels. » (Dominique Lagarde, L'Express, 2 février 2004)

La ND (droite), dirigée par Costas Caramanlis (Kostas Karamanlis, neveu du fondateur du parti) avec un courant conservateur-populiste et une tendance plus libérale (43,7 % des voix aux législatives d'avril 2000). En mars 2004, elle remporte les législatives avec 45,4 % des voix (165 sièges). Aux européennes de juin 2004, ND se contente de 43 %.

Les autres partis :

KKE (communiste) : dirigé par Mme Aleka Papariga, 5,5 % des voix en 2000 et 5,9 % en 2004 (12 sièges). Aux européennes de juin 2004, sa campagne anti-européenne a amené 9,5 % des électeur vers le KKE.

Synaspismos (coalition de gauche) : dirigé par Nikos Konstantopoulos, 3,2 % en 2000, 3,3 en 2004 (6 sièges). Aux européennes de juin 2004 : 4,1 %.

LAOS (extrême droite) : Fondé en 2000, par Georges Karatzaféris (ex-ND), populiste et anti-élitiste. 2,2 % aux législatives de mars 2004 et 4,1 % aux européennes de juin 2004.

Le parti des Écologistes-Verts qui avait réalisé 1,05 % aux élections législatives du 16 septembre 2007, est désormais crédité de 3 % dans les sondages (fin 2008).

Le site du parti (gr.)

Le coup de jeune du Pasok (L'Express, 2 février 2004)

Le site de la ND (grec-angl.)

Costas Caramanlis, le vainqueur des législatives du 7 mars 2004

La fondation Caramanlis (gr.-angl.)

Le KKE

Synaspismos

Le jeu des partis selon les différentes tendances par A.- J. D. Metaxas (sur le site de l'ambassade de Grèce)


 
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