La marginalisation d’une partie des 700 000 Tsiganes de Hongrie est un problème social majeur pour ce pays. Les deux tiers des Roms (ou Tsiganes) ont perdu leur langue maternelle et parlent le hongrois, on les appelle les Romungros (ou Tsiganes-Hongrois).
Un autre groupe est venu de Roumanie au milieu du XIXe siècle, les Tsiganes Olah (ou Tziganes valaques), dont la langue maternelle est le romani, représentent environ 20 à 22 % des Roms.
Enfin, les Tsiganes Beaash, qui parlent une version archaïque du roumain, constituent 8 à 10 % de la communauté tsigane en Hongrie.
Marginalisé par la xénophobie qui le relègue dans des écoles spécialisées pour les enfants inadaptés, la communauté rom est touchée par l’illettrisme et le chômage. Seuls 0,3 % de la population tzigane disposent d’un diplôme d’école supérieure ou d’université. La situation a empiré avec la chute du régime communiste, mais tend a s’améliorer, lentement, depuis peu.