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L’Islande est le pays des paysages intacts (sa densité de population est une des plus faibles du monde). Reykjavik se targue d’être la capitale la moins polluée du monde (même les chiens y sont interdits de promenade), c’est aussi une des plus petites capitales du monde.
Il n’empêche que, individuellement, les Islandais figurent parmi les plus gros pollueurs du monde avec quelque 10 tonnes de CO2 par habitants rejetés dans l’atmosphère. Une proportion que les Islandais n’ont pas l’intention de revoir à la baisse. Le gouvernement n’a pas signé le protocole d’accord de réduction des gaz à effet de serre décidé lors de la conférence de Kyoto en 1997. Au nom de la spécificité des petites nations, l’Islande a demandé (et obtenu) la possibilité d’augmenter sa pollution de 10 % d’ici 2010. Il est vrai que cette pollution, pour le moment, n’atteint pas beaucoup l’Islande car le vent pousse les gaz toxiques vers le large et le réchauffement du climat d’un ou deux degrés y serait accueilli plutôt favorablement.
À moins, disent les écologistes, qu’un dérèglement climatique imprévisible ne vienne modifier la route du Gulf Stream, ce courant qui réchauffe les eaux de l’Islande et les rendent si poissonneuses. La température pourrait alors baisser avec les conséquences sur la pêche (base de l’économie islandaise) et le tourisme. Les historiens rappellent que l’Islande a été, il y a trois siècles, ravagée par des catastrophes naturelles qui ont engendrées la famine et que l’île a failli être abandonnée par sa population.
Autre sujet de brouille entre les écologistes et l’Islande : la chasse à la baleine. L’Islande s’est retirée de la Commission internationale baleinière en 1991 pour ne pas être astreinte à l’interdiction de la chasse à la baleine.
La mer
L'Institut de Recherche Marine (isl.-angl.)
Les problèmes d’environnement vus par le ministère des pêches (angl.)
L'Institut Islandais de Météorologie (isl.-angl.) :
Les volcans
Le volcanisme islandais (fr.) : une page très pédagogique (avec carte).
L'Institut de Volcanologie Nordique (isl.-angl.) : carte des volcans et dossiers sur chaque volcan important.
Les éruptions de 1996 et 1998 (fr.)
L’éruption de 1999 (fr.)
L’éruption du Grímsvötn, du 18 au 28 décembre 1998 (angl.) : cartes, documents et photos
La géologie de Geysir (angl.)
Le tremblement de terre de 1934 (fr.)
Faune et flore
Faune et flore (fr.)
Les oiseaux d’Islande (fr.)
Faune ornithologique (fr.)
Flore et flore islandaise (fr.)
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Institut d’histoire naturelle (tNatturufraedistofnun) (isl.-angl.) : le site propose notamment un dossier sur les oiseaux rares rencontrés en Islande. La partie anglophone du site est bien plus réduite.
IWC, International Whaling Commission : la CBI, Commission baleinière internationale.
Les Glaciers
Des cartes du Vatnajökull (angl.) : sur le site de l’université d’Islande.
Carte de l’environnement arctique (angl.) : carte interactive (avec zoom)
L’agriculture
L'Institut de Recherche Agricole (isl.-dan.-angl.- suéd.)
Le Conseil Islandais de la Recherche (RANNIS) : supervise l'ensemble de la recherche scientifique en Islande. De nombreuses informations sur l'état de la recherche en Islande, ainsi que sur les diverses coopérations internationales. (isl.-angl.)
L'Islande et l'énergie géothermique : un projet de recherche « révolutionnaire
L'« Autorité Nationale de l'Énergie » et divers organismes islandais, s'occupant de la recherche et de l'exploitation de l'énergie géothermique, vont dans les mois (et années) à venir collaborer activement sur un projet de recherche très important, dont les résultats pourraient entraîner des conséquences décisives pour la production d'électricité à partir de cette source d'énergie : le projet de « forages à grande profondeur ». Jusqu'ici, l'électricité d'origine géothermique est générée à partir de forages effectués - dans les champs de « hautes températures » - à une profondeur de 2 000 à 2 500 mètres. La conversion de l'énergie calorique en énergie électrique, facteur - actuellement - de déperditions, serait beaucoup plus satisfaisante et pourrait avoir un rendement dix fois supérieur, si lesdits forages étaient pratiqués à une profondeur double, par exemple (5 000 mètres). Bien entendu, de tels forages seraient plus complexes et plus coûteux.
C'est à une étude précise des modalités, et des avantages et inconvénients de cette révolution technologique que doit être consacrée essentiellement la recherche envisagée. Elle bénéficiera de concours internationaux substantiels et se prolongera sur le long terme, le lancement ayant lieu, avant la fin de 2005, dans la péninsule de Reykjanes (Sud-Ouest), dont les champs géothermaux se prêtent bien à l'expérimentation en cause. (Jacques Mer, août 2005)
« Des scientifiques islandais estiment que les célèbres éruptions « Lakagigar » (une succession de cratères alignés sur 25 kms) dans le Sud de l'île, se produisant aux environs de 1783, ont été une des causes indirectes de la Révolution Française. Elles n'ont pas seulement, en déversant sur 580 km2 des torrents de lave parmi les plus volumineux (12 km3) de l'histoire volcanologique, semé la désertification, la famine (entraînant quelque 10 000 morts, soit 20 % de la population) dans la région affectée. Elles ont donné naissance à des envols de cendres et de poussières se déversant sur l'Europe et l'Asie mineure, y détruisant les récoltes et provoquant des disettes calamiteuses; et, de fil en aiguille, seraient ainsi à l'origine des pénuries alimentaires ayant facilité le déclenchement de la Révolution française.
Des recherches actuelles montreraient que l'éruption à Eldgja en 934 a eu des conséquences climatiques (vague de froid) et agricoles tout aussi catastrophiques pour l'Europe et le Proche-Orient. Les liens entre éruptions et changements climatiques sont présentement étudiés en profondeur, selon les déclarations du géologue Haukur Jóhannesson à la Radio d'État. » (Jacques Mer, juillet 2005)
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