La population de la Turquie est de 67 millions d’habitants (estimation 2002).
Densité : 85,2 hab./km2 (beaucoup plus forte à l’Ouest qu’à l’Est).
Croissance : le taux de fécondité est de 2,5 (1,3 en Grèce, 4 en Syrie, 1,9 en France). Le taux de fécondité est nettement plus élevé chez les Kurdes, point que le MGK envisage en 1996 l’instauration d’un impôt sur… les familles nombreuses (le projet n’a pas vu le jour).
Espérance de vie : 74,4 ans (F), 69,5 ans (H).
Mortalité infantile : 43 ‰ (8 ‰ en Grèce, 33 ‰ en Syrie, 19 ‰ en Ukraine).
Population urbaine : 61 %.
Minorités : environ 15 % de la population (principalement des Kurdes) se considèrent citoyens de la Turquie sans appartenir à la nation turque. Le reste de la population se dit turc, mais est d’origines très diverses (y compris kurde).
À l’instar de l’empire Ottoman, la république de Turquie ne reconnaît que des minorités religieuses (grecques, arméniennes et juives). Or, depuis la fondation de la république, ces communautés ont pratiquement disparu, ce qui permet à la Turquie d’afficher une homogénéité ethnique de façade, mais démentie par les faits.
Émigration : voir diaspora.
Immigration : voir la fiche.
Les déplacs de l'intérieur : Les autorités reconnaissent 378 000 déplacés kurdes, affirmant que le tiers est revenu. Les ONG multiplient ce nombre par quatre ou cinq; certaines les estiment à 2 millions en 2005.