Selon le rapport de suivi de la Commission européenne publié le 5 novembre 2008, la Turquie « continue à remplir suffisamment les critères politiques de Copenhague », mais la Commission critique le manque d'effort pour mettre en œuvre le programme politique, du fait des tensions politiques en 2008 liées aux poursuites judiciaires contre le parti au pouvoir (AKP). La Turquie doit donc « renouveler ses efforts de réformes politiques », en particulier concernant une réforme de la Constitution et du pouvoir judiciaire.
En novembre 2008, 8 des 33 chapitres de négociations étaient ouverts, un chapitre (science et recherche) provisoirement clôturé et les négociations sur les autres chapitres étaient gelées depuis décembre 2006 en raison du refus de la Turquie d'ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions de la République de Chypre, qu'Ankara ne reconnaît pas.
Le 19 décembre 2008, lors d'une réunion de la conférence intergouvernementale des négociations d'adhésion avec la Turquie, les 27 ministres de l'Union européenne et le ministre turc des Affaires étrangères ont décidé d'ouvrir 2 nouveaux chapitres de négociations sur la libre circulation des capitaux et la société de l'information et les médias. Depuis le début des négociations, 10 chapitres ont été ouverts et un a été clos. L'Union européenne a souligné les conditions nécessaires à la clôture des autres chapitres, afin d'assurer la capacité administrative de la Turquie, sa capacité à faire appliquer l'acquis et à achever l'alignement législatif. De plus, la Turquie doit remplir son obligation de mise en oeuvre intégrale et non discriminatoire du protocole additionnel à l'accord d'association alors que la Turquie refuse d'ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes.