La superficie de la Turquie est de 779 452 km2 (soit une fois et demie la France), la Thrace orientale (sa partie « européenne ») représente 24 378 km2. Son point culminant est le mont Agri (Ararat pour les Arméniens) 5 165 m. La Turquie a environs 8 000 km de côtes.
Le territoire de la république de Turquie ne représente que le quart de celui de l’empire Ottoman en 1910. Il correspond à la péninsule Anatolienne augmentée d’un arrière-pays allant jusqu’au désert de Syrie, aux montagnes du Kurdistan et de Transcaucasie. Dans les années 1910, ce territoire n’avait pas d’homogénéité ethnique, ni de réalité historique. C’est simplement le territoire maximum auquel pouvait prétendre Mustapha Kemal, le fondateur du pays au début des années 1920. Sa valeur est surtout géostratégique : pont entre orient et occident et surtout un État tampon destiné à éloigner les Russes de la Méditerranée. C’est le souci qu’avaient les occidentaux en 1923 quand ils ont trahi leur promesse formulée en 1920 de créer un État kurde et de faire renaître une Grande Arménie dans la région.
Les contours de la Turquie sont ceux qui ont été définis au traité de Lausanne de 1923, auxquels il faut ajouter la région d’Iskenderun (Alexandrette) que la France a offert à la Turquie en 1939.