![]() |
![]() |
|
|
Crime du Padre Amaro (Le)par José Maria Eça de Queiroz (
Livre
)
L’histoire d’un prêtre devenu un criminel par amour, une satire de la société portugaise, visant en particulier l’Église et ses hypocrisies.
« Écrit en trois versions successives, la dernière en 1880, Le Crime du Padre Amaro présente d'évidentes parentés avec Madame Bovary de Flaubert pour la description du microcosme d'une petite ville de province et avec La Faute de l'abbé Mouret de Zola. Le sujet est, en effet, apparemment le même : la liaison d'un prêtre avec une jeune fille. Mais, chez Queiroz, le Padre Amaro est un séducteur conscient et cynique, incarnation de l'hypocrisie religieuse et sociale de son temps. Le roman est violemment anticlérical. Il reflète le drame intime de l'auteur, celui de sa naissance illégitime (ses parents ne le reconnaîtront qu'à l'âge de quarante ans), et un rapport ambigu avec la "bonne société". Un ton acerbe, très ironique contrebalance des pages d'un lyrisme échevelé. "Derrière la caricature, apparaît, soigneusement camouflée, une grande finesse psychologique", écrivait dans le monde Jacques Bonnet, lors de la première parution en 1985. Un des grands romans de la littérature portugaise. » (présentation de l’éditeur) Eça de Queiroz (ou Queirós) a connu cette atmosphère provinciale à l’époque où il était sous-préfet de Leiria (au début des années 1870). « Quand il retourne à Lisbonne, parmi ses manuscrits figure O Crime do Padre Amaro, qu’il confie à ses amis Antero de Quental et Jaime Batalha Reis, pour être publié en feuilleton dans la Revista Ocidental (1875), que tous les deux dirigent. Le roman parait alors que Eça de Queiroz occupe son deuxième poste consulaire, à Newcastle, dans le nord de l’Angleterre. Sa publication précipitée, en feuilletons, ne lui permet pas de réviser les épreuves, circonstance empêchant le perfectionnement littéraire qui fut toujours une constante de ses méthodes de travail. Eça de Queiroz considère plus tard cette première version un "désastre littéraire". Un an plus tard paraît la révision en livre. Son souci de la perfection l’amènera à perfectionner constamment cette œuvre qui compte trois versions. » (extrait d’un article d’A. Campos Matos, Institut Camões, avril 2000) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
|
||
|
© BiblioMonde.com
|
|||