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Italia : Portrait d'un pays en 60 années de photographiespar (
Livre
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Un beau livre de photographie, conçu sous la direction de Giovanna Calvenzi
« Trois femmes en noir auprès du cadavre d'un homme tombé en pleine rue. Un visage de pleureuse reflété dans une flaque de sang. C'est à Palerme, en 1983, et c'est (signée par Franco Zecchin), l'une des 350 images de ce gros livre ambitieux sur l'Italie. On n'échappe pas aux veuves, aux processions religieuses, aux ruines antiques, dans cet ouvrage sur soixante ans de photographies réalisées dans la péninsule par une centaine d'auteurs italiens et étrangers. Mais la richesse du livre noie les stéréotypes. C'est toute l'histoire de l'Italie qui surgit ici avec force. Du désastre de la guerre, aux manifestations de Gênes contre le G8, en passant par les années de plomb. Plusieurs essais ponctuent le livre, dont l'un qui remet en question l'idée d'une photo néoréaliste. À la fin, des lieux voient se confronter le regard de deux photographes. Et on embarque bien volontiers pour Scanno, avec Giacomelli et Cartier-Bresson, décrit par le premier comme "un village féerique de gens simples, où le contraste est beau entre les vaches, les poules et les personnes, entre le blanc des murs et le noir des capes". » (Frédérique Fanchette, Libération, 20 novembre 2003) « Voilà une histoire de l'Italie en noir et blanc et en couleurs dans ses 60 dernières années. De 1943 à 2003, où se bousculent Ghirri, List, Abbas, Bischof, Klein, Parr ou encore Depardon et Koudelka. Du débarquement américain mis en boîte par Capa à la côte calabraise, là où se dressera le pont du détroit de Messine, saisie par Gabriele Basilico. Avant ces six décennies, l'Italie des photographes était stéréotypée, partagée entre l'archéologie gréco-romaine, les processions religieuses, les paysages et les femmes en noir. À partir de la Seconde Guerre mondiale, quand le pays est alors à genoux, les photographes seront inspirés par d'autres lieux, d'autres événements. La conscience sociale et les conditions exsangues imposent le néoréalisme, les images se diffusent dans la multiplication des journaux. De grands reporters sillonnent la botte transalpine, rendent compte du miracle économique. Vastes chantiers, essor de la télévision, villes dortoirs et un Sud immuable couvrent la pellicule. À côté des photographes engagés les paparazzi font recettes. C'est le temps du cinéma de paillettes, des défilés de mode mais aussi des grèves, des attentats qui vont marquer de plomb les années 1970. La photographie termine là son apprentissage avant d'entrer sur le terrain de la création, d'un langage à l'autre. Ce somptueux ouvrage n'aurait pas été complet en s'arrêtant là. Il ajoute les réflexions sur la vision, confronte les travaux de Cartier-Bresson et de Giacomelli, de Paul Strand et de Gianni Berengo Gardin, de Salgado et de Giorgia Fiorio... Mine de rien, c'est donc là une histoire de l'Italie et aussi de la photographie. Déployée magnifiquement. Peu d'images coupées par une double page, des légendes discrètes. Il était difficile de faire mieux ! » (Céline Darner, pour Amazon) Dans BiblioMonde Les Italiens ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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