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Jardin d'incendiepar Al Berto (
Livre
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« Dernier livre du poète Al Berto récemment disparu, Jardin d’incendie est un livre traversé par la fièvre, l’enfer, le sida, la séparation et la mort, et est marquée par un certain dépouillement.
Noyaux de fiction à composante autobiographique les poèmes se répondent en une longue confession qui ouvre sur la douleur. Cette douleur culmine avec le bouleversant poème "La Mort de Rimbaud" qui clôture le recueil et qui est comme un écho de la propre mort d’Al berto. Il faut lire ce très beau livre à propos duquel Al Berto disait : "Je crois en la poésie comme unique langage possible." » (notice de la Librairie Compagnie) « Dans son dernier livre, Horto de Incêndio, paru deux mois avant sa mort, l'écriture apparaît dans sa pleine maîtrise : aucun effet d'éloquence ou de métaphore, aucune obscurité, rien que la vérité; en pleine lumière, l'approche de la mort inéluctable et toujours la présence des grands mythes. Le dernier poème, lu en public le 20 novembre 1996 à Lisbonne, est, à proprement parler, un chant du cygne bouleversant et majestueux. Al Berto n'a alors plus rien à prouver, il ne lui reste qu'à écrire son plus beau poème, "Mort de Rimbaud" : "je recommence la fuite, la dernière, et je devrais y mourir les yeux ouverts, attentif à la moindre rumeur, au plus petit geste - attentif à la métamorphose du corps qui a toujours refusé l'ennui." » (présentation de l’éditeur) « En ce moment, je m'achemine vers le silence. Sans doute disparaîtrai-je un jour en tant qu'auteur qui publie; je ne ressens déjà plus le besoin impérieux de me confronter au monde extérieur. Jardin d'Incendie est le reflet de ce nouvel état d'esprit. je cois en la poésie comme unique langage possible. Si Dieu existe, c'est par elle que nous pourrons Lui parler. Les métaphores seraient le résidu de quelque chose qui nous échappe. Ecoute-moi que le jour te soit beau et qu'à chaque coin de lumière tu puisses recueillir des aliments en suffisance pour ta mort va jusqu'où personne ne peut te parler ou te reconnaître - va par ce champ de cratères éteints - entre par cette porte d'eau aussi vaste que la nuit laisse l'arbre des cassiopées te recouvrir et les folles avoines que l'acide a rouillées se dresser dans le vertige du vol - laisse l'automne apporter les oiseaux et les abeilles pour passer la nuit dans la douceur de ton cœur bref - écoute-moi que le jour te soit beau et par delà la peau construis l'arc de sel l'adresse éternelle - la mer par laquelle fuira le visiteur éthéré de cette nuit n'oublie pas le navire chargé de lumières de désirs en poussière - n'oublier pas l'or l'ivoire - les soixante pilules létales au petit-déjeuner. » (l’auteur) Sur la Toile La vision ardente d’Al Berto (par Pascal Thuot, Initiales) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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