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Politicidepar Baruch Kimmerling (
Livre
)
Les guerres d’Ariel Sharon contre les Palestiniens
« Le 28 janvier 2003 marque un tournant dans l’histoire israélienne. Avec la réélection d’Ariel Sharon, Israël devient un agent de destruction. Sa politique intérieure et étrangère est toute tournée vers un but : le politicide des Palestiniens. On entend par politicide, le processus d’élimination de l’existence des Palestiniens comme entité sociale, politique et économique. Les meurtres, l’élimination des élites, les destructions physiques des institutions publiques et des infrastructures, la colonisation des terres, l’isolement social et politique, l’épuration ethnique partielle convergent pour atteindre cet objectif. Mais le politicide n’est pas le seul fait d’Ariel Sharon, il s’agit d’une évolution enclenchée par la guerre de 1967. Baruch Kimmerling analyse la situation actuelle d’Israël et met en relief la complète mobilisation de Sharon pour mener à bien cette politique de destruction : réduction drastique de la liberté d’expression, implication croissante des militaires dans les affaires politiques, main basse sur le pouvoir, définition de l’autre comme danger menaçant l’existence même de la nation d’Israël et des Israéliens. » (présentation de l’éditeur) « Politicide. Par ce terme, le grand sociologue définit "un processus qui a pour but ultime la disparition du peuple palestinien en tant qu'entité sociale, politique et économique légitime". Et de préciser : "Ce processus implique éventuellement (et non pas nécessairement) une purification ethnique partielle ou totale (...). Une telle politique aura pour conséquence le pourrissement du tissu interne de la société israélienne et sapera les fondements moraux de l'État juif au Moyen-Orient. Selon cette perspective, il en résultera un double politicide : celui de l'entité palestinienne et également, à long terme, celui de l'entité juive." Cette entreprise a commencé en 1948 et s'est poursuivie en 1967, explique Kimmerling, qui revient sur ces deux étapes. Après quoi il s'attache longuement au parcours de M. Ariel Sharon, dont il éclaire des pans inconnus ou méconnus de l'opinion européenne. Au-delà des crimes de guerre qui jalonnent sa carrière, ce dernier incarne avec une exceptionnelle cohérence - indépendamment de son adhésion à la gauche ou à la droite - la détermination d'en finir avec le peuple palestinien en tant que peuple. Loin des bavardages sur le "pragmatisme" de l'actuel premier ministre, Kimmerling ancre l'analyse de sa politique dans un demi-siècle d'histoire. » (extrait d’un article de Dominique Vidal, Le Monde diplomatique, septembre 2003) « Figure des "nouveaux sociologues" israéliens, il livre ici l'ouvrage engagé d'un "patriote israélien", soucieux "du sort d'Israël, mon seul pays", écrit-il, mais épouvanté par le consensus dont bénéficie parmi ses compatriotes la politique sharonienne envers les Palestiniens. Structuré autour de la personnalité et du parcours d'Ariel Sharon, Politicide est de facture inégale (et entaché de quelques erreurs historiques). Analyser l'évolution politique et celle des mentalités dans l'État hébreu à travers la figure tutélaire d'"Arik, roi d'Israël", dont l'auteur dessine un portrait cruel et fasciné, est cependant judicieux. Que dit de la société israélienne le fait qu'elle plébiscite "un criminel de guerre, quelle que soit la norme à laquelle on se réfère", largement récusé par elle il y a encore peu ? La question hante l'auteur. Mais l'intérêt du livre réside d'abord dans ce qu'il dit... de Kimmerling lui-même. En 2001, il appelait publiquement à voter Ehoud Barak. Aujourd'hui, son discours est celui d'une petite frange d'intellectuels israéliens qui, inaudibles pour leurs compatriotes, assistent, impuissants et désespérés, à ce qu'ils jugent être un "pourrissement du tissu interne de [leur] société", engendré par la poursuite de l'occupation des territoires palestiniens. D'où leur fréquente propension à l'outrance, semblable, par exemple, à celle d'une revue comme The Nation aux États-Unis, face au triomphe du néoconservatisme. » (extrait d’un article de Sylvain Cypel, Le Monde, 11 juillet 2003) Dans BiblioMonde Refuzniks israéliens : Ces soldats qui refusent de combattre en territoires occupés ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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