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Portrait sépia

par Isabel Allende

( Livre )
Grasset & Fasquelle
Langue d'origine : espagnol
Traduit par Claude de Frayssinet
juin 2001, 340 p., 21.19 euros

ISBN : 2246617715

La richissime Paulina del Valle recueille Aurora, sa petite-fille, âgée de 5 ans, mais elle lui cache la véritable identité de ses parents et ce qui s'est passé dans les premières années de sa vie.

« Ce roman, qui entraîne son lecteur au Chili, en Californie et en Europe à la fin du XIXe siècle, met en scène les descendants des héros de Fille du destin et les ancêtres de ceux de La maison aux esprits, les précédents ouvrages d'Isabelle Allende. Le rideau se lève sur la richissime Paulina del Valle, grand-mère attentive et comblée d'Aurora qui, à cinq ans, n'a plus qu'elle au monde. Alors que la guerre du Pacifique fait rage, le mari de Pauline décède. Décidée à renoncer au veuvage, cette dernière épouse Williams, son majordome anglais. Les années s'écoulent et Aurora grandit _ sans que jamais sa grand-mère ne lui révèle la véritable identité de ses parents ni le drame qui entacha les premières années de sa vie... » (présentation de l'éditeur)

Lire le premier chapitre sur le site de l'éditeur : « Je suis venue au monde un mardi d'automne de l'année 1880, dans la maison de mes grands-parents maternels, à San Francisco. Tandis que dans cette maison en bois labyrinthique ma mère haletait ventre en l'air, avec le cœur vaillant et le corps au désespoir pour me trouver une sortie, dans la rue grouillait la vie sauvage du quartier chinois avec ses odeurs tenaces de cuisine exotique, son torrent assourdissant de dialectes vociférés, sa foule infinie d'abeilles humaines allant et venant d'un pas pressé… »

Un entretien avec l'auteur à propos du roman. « Isabel Allende : Le thème principal de mon roman est la mémoire, qui est au centre de la vie d'Aurora, mon héroïne, mais aussi de la mienne. En tant que voyageuse, immigrante et réfugiée politique, je considère que ma vraie patrie est celle de la mémoire. J'appartiens à mes souvenirs, à mes livres. Vous savez, mon père a disparu lorsque j'avais trois ans. Personne ne m'a jamais parlé de lui, ni montré de photographies. J'ai donc écrit ce livre pour parler des zones d'ombre du passé. En fait, mes œuvres comportent toujours des éléments autobiographiques, parce que je ne sais écrire que sur des choses qui me touchent, m'importent et qui sont reliées à ma vie. Il arrive parfois que des gens me proposent d'écrire la leur. C'est quelque chose dont je suis incapable, car je ne sais pas écrire sur ce que je n'ai pas vécu ou ressenti… » (la suite sur le site du Grand livre du mois).

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